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Métiers d’aujourd’hui

Conductrice de train de marchandise

Conduite de trains de marchandises en ligne

Kassandra est conductrice de train de marchandise

Compétences

Ce qu’il faut mobiliser

Rigueur ponctualité méthode sang-froid maîtrise de soi sérieux travail d’équipe

Formation

Par où commencer

Formation en interne, variant entre 6 et 12 mois selon les entreprises

Semaine type

Le rythme général

Pas de semaine type car travail en horaires décalés, variant entre 2 et 6 jours de travail par semaine à horaires variables

Journée type

Concrètement, ça donne quoi ?

Pas de journée type, beaucoup de travail de nuit mais pas que. Journée entre 4h et 11h entre le début et la fin de service

Salaire

Fourchette salaire

Salaire débutant environ à 2200€ net primes incluses

Angle BATF

Le métier, en bref

Pour comprendre les enjeux du métier de conductrice de train, je suis partie à la rencontre de Kassandra, salariée de Regiorail à Perpignan. À 26 ans, ça fait déjà 4 ans qu’elle exerce ce métier. Après deux ans passés à conduire des trains de passagers, elle a fait le choix de partir dans le transport de marchandises.

Kassandra n’a pourtant pas toujours voulu faire ce métier. C’est au hasard d’une rencontre qu’elle a commencé à y penser. Elle témoigne : « un de nos voisins était conducteur de train, ça a attisé un peu ma curiosité, j’ai posé plein de questions, et il m’a dit ‘Si tu veux, t’as qu’à venir carrément sur une journée de travail avec moi et comme ça tu verras comment ça se passe’« .

La jeune femme est fascinée par ce métier, mais elle n’ose pas se lancer immédiatement : « Il me disait : ‘tu sais, ‘il n’y a pas beaucoup de femmes, c’est une formation qui est très difficile, qui est très technique, etc.’, ce qui était vrai avant mais qui ne l’est plus maintenant. Donc je l’avais gardé un peu en tête comme un truc un peu qui fait rêver mais qui reste inaccessible« .

À 18 ans, elle commence des études qui ne lui plaisent pas et deviens alors saisonnière à la SNCF en tant que contrôleuse. Elle se requestionne alors sur le métier. « On m’a fait comprendre que j’étais un peu jeune pour endosser la responsabilité que ça pouvait être« , ajoute-t-elle.

Mais un recrutement de conducteur·ices a lieu au même moment à Toulouse et elle se lance dans la formation, qu’elle termine avec succès, malgré les commentaires qu’on a pu lui faire par le passé. Ce qui lui plait dans ce métier, c’est l’absence de routine : « il n’y a pas vraiment de semaine type, on peut très bien commencer à 23h-00h et finir à 6h du matin, ou commencer à 11h et finir à 18h« . Mais aussi et surtout de pouvoir traverser sa journée en toute autonomie, sans surveillance permanente de sa hiérarchie : « en fait, on est assez libres, c’est nous qui sommes 100% responsables du train« .

Aujourd’hui, être une femme et jeune mère dans ce métier ne pose lui pas de problèmes, même si elle a déjà pu faire face à quelques remarques : « J’ai pu le ressentir par le passé dans mon ancienne boîte. Mais je me suis rendu compte que ce n’était pas un problème général dans l’univers du ferroviaire, puisque je n’y ai été confrontée que dans cette entreprise. En fait, au contraire, il y a beaucoup de bienveillance vis-à-vis du fait que je sois une femme, des encouragements, de la surprise des fois mais sinon non, j’ai été bien accueillie. »

J’ai appris plein de choses avec elle, notamment toute la préparation de la locomotive pour le bon déroulement du voyage, qui prend beaucoup plus de temps qu’on ne le croit ! Et tout le long du trajet, plein d’anecdotes sur la circulation, les différents éléments qu’on retrouve sur les voies et, bien sûr, sur les péripéties qu’elle a déjà pu rencontrer au cours de sa jeune carrière. 

Si le métier t’intéresse, sache que toutes les formations se font en interne et durent entre 6 et 12 mois selon l’entreprise. Une fois l’examen passé (et réussi), tu peux conduire dans toute l’Europe. Et ce n’est pas Kassandra qui te découragera d’emprunter cette voie (sans mauvais jeu de mots) : « Le métier aujourd’hui a quand même beaucoup changé, on a tout autant notre place qu’un homme, c’est un super beau métier, et si c’est un métier qui vous plaît, il ne faut pas hésiter.« .

Côté salaire, ça fonctionne par grille fixe selon ton ancienneté dans la branche ferroviaire. Il y a pas mal de variations entre les entreprises et beaucoup de primes variables.

Pour retrouver notre rencontre en vidéo, rendez-vous sur Instagram.

À continuer

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